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364 MONOGRAPHIE DES KHASSONKÉ liant bien l'importance de son pays dans les relations réciproques entre les régions de l'est et de l'ouest, du nord et du sud, il sut faire paver la liberté qu'il accorda aux trafiquants.

On prétend qu'un alniamidu Fouta D•allon le décida à embrasser Tlslani et lui contera le titre d'alniami; comme tant d'autre cette tradition légendaire renferme une part de vérité. Le fait certain c'est que Dèmba Séga pratiqua l'islamisme et porta le titre d'almami.

Ce qui est tout aussi sûr, c'est qu'il demanda aux marabouts de Dyakha-sur-Bafing de lui désigner un marabout qui accepterait de vivre auprès de lui, qui serait spécialement chargé de veiller à ce que rien dans son alimentation ne fût contraire aux prescriptions et qui, surtout, procé-derait à regorgement rituel des animaux de boucherie. Ce fut Fodé Amadou-ba Konté, qui devint ainsi le marabout familier de Demba Séga.

Cet exemple en imposa à tous les membres de la famille royale,* la plupart se soumirent franchement à une religion, plus apparente que réelle, qui n'exigeait qu'un faible eflort et dont la pratique assurait une certaine considération.

Il fut de plus reçu que chaque famille importante de Dyallo devait avoir son marabout faisant fonction de boucher selon les rites. Là où habitaient plusieurs familles, un Konté suffisait aux besoins de toutes et recevait de chacune de quoi subvenir à son entretien.

L'ancêtre de ces Ivonté était forgeron, il est à remarquer que nombre de familles de forgerons ont donné de fervents musulmans.

Non seulement par ses relations avec les marabouts Demba Séga fut amené à vouloir pour lui et les siens un certain cachet musulman qu'il estimait sans doute nécessaire à divers titres, mais encore, sous l'intluence des mêmes marabouts, il remit aux juristes musulmans le règlement des aiTaires de justice graves. Les marabouts de Goun-

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