Sudan Archive

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LK KIIASSO LT l'iSLAM 303 Les Dyakhanké et autres marabouts du Gadyaga actuel n'ont pas été seuls à inlluencer le Khasso. Les traditions indigènes que nous avons rapportées, d'autre part, affirment que c'est grâce à l'amulette fabriquée par Malik. Si et donnée par lui à Amadou Awa que celui-ci détermina, en se sacrifiant, le succès de ses partisans et la défaite des Alalinké. Or, ce Malik Si, simple marabout à l'époque d'Amadou Awa, sut fort habilement détacher du Gadyaga une circonscription importante, dont il lit le ro}'aume de Bondou. Musulman, Malik Si répandit autour de lui l'Islam et fut le protecteur de tous les marabouts qui se placèrent sous son égide, à commencer par les Dyakhanké qui vinrent en nombre peupler toute la partie méridionale de son empire.

Les chefs du Khasso demeurèrent toujours en relations très étroites avec le Bondou, depuis l'époque d'Amadou Awa. Le rôle joué par .Malik Si dans la fondation de l'État khassonké, lui conférait une sorte de suzeraineté morale sur cet Etat et une coutume, qui subsista longtemps, en était un témoignage : lors de l'élection de l'almami du Bondou le chef du Khasso envoyait à titre d'hommage soit du bétail, soit de la toile indigène.

D'ailleurs, les chefs du Khasso s'elTorcèrent toujours de marier quelqu'une de leurs lilles dans la famille de Malik Si, pour maintenir aussi resserrés que possible les liens unissant les deu.x pays. Nous verrons, de plus, par ce qui va suivre, combien souvent le Khasso et le Bondou se trouN'èrent étroitement mêlés aux mêmes aîTaires politiques.

Par ce qui précède il est facile de se rendre compte de la conduite de Demba Ségaqui fut, au dire des Khassonké, le plus grand de leurs rois et qui, seul, porta le titre d'almami. Il devint une sorte de marabout à la manière des Dyakhanké, car ce fut aussi un caravanier. .Mais, compre-

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