Facsimile · p. 390
3Ô2 MONOGRAPHIE DES KHASSONKÉ mais, à partir du quinzième siècle, Parrivée des Européens sur les côtes et l'achat de la gomme, tant à Portendick. et Arguin que dans les escales du tleuve, déterminèrent une perturbation profonde dans tout le Soudan. Tout reflua peu à peu vers les escales du Sénégal et de la Gambie et c'est aussi vers elles que se portèrent les marabouts. Lorsque Brue arriva à Daramané en 1898, il y fut bien reçu et lit alliance avec les marabouts. Ceux-ci lui permirent de construire un fort mais s'efforcèrent, par ailleurs, de lui barrer toutes les voies d'accès vers l'intérieur. Malgré cette précaution, ils s'aperçurent facilement de la diminution de leur commerce que nous partagions de manière à en retirer le protit tout entier ; aussi, au départ de Brue, se considérant comme libérés de leurs engagements, ils pillèrent le fort.
Ultérieurement, La Courbe restaura le commerce de Galam, il réinstalla un fort à Daramané et de plus édifia sur la F'alémé un nouvel établissement qui fit un grand commerce grâce à l'affluence des marchands du Fouta Dyallon.
D'autre part, dès que s'étaient ouverts les comptoirs de la Gambie, les marchands de Dyakha-sur-Bafing, qui parcouraient tous les pays environnants en quête d'or et d'esclaves, comprirent tout de suite le parti à prendre : leurs caravanes, qui remontaient jusqu'à Goundyourou, descendaient vers la Gambie ; bientôt sur la frontière du Bondou, les Dyakhanké constituèrent une confédération analogue à celle du Gadvaga et qui fermait aux Anglais l'accès vers Tmtérieur; ce fut le Dyaka dont voici les villages principaux avec, entre parenthèses, les noms des principales familles : Diddé, Bokko, Touba-ndin (Dyabi-Gassama); Bokolako (Souaré et Tounkara) ; Bani-Israila et Médina-Dyaka (Silla) ; Safalou, Bagadadi et Komondougou (Drame). A ces familles, qui nous sont déjà connues pour la plupart, s'en joignirent bien d'autres avec le temps, de sorte que le Dvaka se composait exclusivement de villages de marabouts.