Sudan Archive

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LE KllASSO El l'iSI.AM 36 1 d'après une tradition que nous avons recueillie à Djénné, le K.halife Oumar boun Khattab envova Oumar boun Hassi dans le pays de Ka\a Manga pour convertir les indigènes; lorsque Oumar boun Hassi et ses compagnons arrivèrent près de la capitale, ils campèrent et, le lendemain, furent tout étonnés d'être réveillés par les appels des muezzins : leur mission était inutile. Toutefois, Talmami du lieu, un Fissirou, étant vieux, malade et avare, Oumar boun Hassi fut sollicité de laisser un de ses compagnons pour le remplacer; l'arabe qu'il laissa devint l'ancêtre des Yatabaré.

Les Drame affirment remonter à un ancêtre, berbère ou arabe, venu de l'Adrar et ce serait de ce dernier nom de pays que serait dérivé le leur. Les D\ombéra se rattachent à Wakané Sakho d'un des quatre chefs de Wagadou) par son hls Al Hadji Modou, qui vint s'établir dans le Dyafounou : le mot D\ombéra signifierait « conciliateur », à cause du rôle habituellement joué par Al Hadji Aloudou et ses descendants; les Dyombérade Goundyourou sont, d'après cela, de la même famille que les Sakho de Dyawakha. Les Goundyamou ne sont qu'une branche de la famille de Dyaméra Sorona Dvagouraga, autre chef de Wagadou. Les Soumaré proviennent du Gangari.

Nous avons dit précédemment que ces familles formaient une confédération indépendante des chefs locaux et dont la capitale était Goundyourou. Goundvourou partageait avec Dyakhalel l'honneur d'être considérée comme une sorte de ville sainte du Gadyaga. Dans les invocations l'on mentionnait, outre la Mecque et Médine, Dvakhalel et Goundvourou.

Il est intéressant de sui\re révolution de ces conl\îdérations maraboutiques de Dyakha et du Gadyaga.

Tant que le commerce borné, pour le principal, aux esclaves et à l'or s'efTectua avec les caravaniers du désert, les choses demeurèrent en l'état que nous xenons de décrire ;

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