Sudan Archive

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358 MONOGRAPHIE DES KHASSONKÉ merciaux : les D\akhanké du Khasso, du Gadyaga, du Bondou, du Bambouc et, plus généralement, de tous les pays qui s'étendent de la Gambie au Niger, sont originaires de Dyak.ha-sur-Ba(îngou de ses colonies.

Les traditions indigènes affirment que l'ancêtre des Soninké, Dinga, avaiteu, d'unefemmenommée AssaKuUéSoudouro, trois jumeaux, qui naquirent à Dva (Macina, ; l'un mourut en bas âge; un autre, Sirman-méssané, ancêtre des Dyikinné, après avoir séjourné à Dya (Macina) vint dans l'ouest et s'y établit dans le canton qui, à cause de lui, fut nommé le Dyafounou (i) : c'est là que se trouvent ses descendants que l'on salue Dyikinné, mais qui forment proprement la branche des Gallorho Dyikinné-Dyaïmoma.

Le troisième jumeau s'adonna spécialement aux études musulmanes, fit le pèlerinage de la Mecque et se fixa à Dyakha-sur-Bafing : c'était le célèbre Fodé al Madji Souaré, dont l'un des élèves, Fa Abdoullahi, est l'ancêtre des Maréga que l'on trouve près de Kounyakari (Khasso) à MouUiné, village dans lequel on n'entre jamais à cheval, par respect pour les pieux marabouts qui l'habitent ; deux autres de ses élèves sont également très connus : l'un fut Salla Kébé, l'autre Baba Wagué, ancêtre des Kamara-W'agué, qui sont Kagoro. Vinrent aussi à Dyakha-sur-Bafing des membres de la fameuse famille des Dvabi, dont les branches sont très nombreuses.

La fondation de Dyakha-sur-Bafing remonte à une époque très reculée et la présence, en ce point, de musulmans commerçants mérite d'être expliquée. Elle relève de faits sociaux et économiques qui, au Soudan ont partout abouti à une organisation pareille.

Les plus anciens récits des voyageurs nous ont conservé le souvenir de cet étrange « trafic à la muette » qui, sur les côtes et à l'intérieur, fut pratiqué à l'égard des négo-(i) Littéralement : Dya-founé-ou == « le pays du jumeau de Dya».

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