Sudan Archive

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LE RHASso i:t l'islam 35 Aniériourement à la dispersion do Wagadou, disent les chroniqueurs locaux, le Gadyaja fut envahi par une colonne \eni.ie de Sokolo et conimandée par un Sempéren : ce dernier, qui poursuivait un adversaire fuyant devant lui, arriva ainsi à une petite rivière du pays Gadyo nommée Batyili ; ce Sempéren , trouvant ce dernier nom agréable l'aurait adopté aux lieu et place du sien; devenu ainsi Batyili, il usurpa le pouvoir sur les Siman et s'installa à Dyataya (Dyombokho) au nord-ouest de l'emplacement actuel de Kounyakari.

Alors, la guerre éclata entre Batyili et les DyagoUa et Nambounou de Sangallou. Mais, sur ces entrefaites, survint l'émigration de Wagadou; Bat\ili sut gagner à sa cause un puissant chef d'émigrés, Dyaméra Sorona Dyagouraga, avec l'aide duquel il triompha. Ainsi s'implantèrent chez les Gadyo des étrangers dont les uns, les Batyili, furent les chefs du pays Gadyo ou Gadyaga.

Mais ce pavs ne laissa pas que d'être à nouveau troublé : les Khassonké s'emparèrent du Dvombokho, où ils s'établirent, et, d'autre part, un entreprenant marabout, originaire du Fouta, Malik. Si, détachait à son profit l'importante région qui est devenue le Bondou; enfin, des cantons conquirent leur indépendance et constituèrent le Bambouc.

Il nous reste à parler du troisième élément de la population du Gadyaga actuel, les commerçants musulmans qui, de tout temps, ont su demeurer dans une quasi-indépendance vis-à-vis des chefs locaux.

Nous avons indiqué, dans un autre ouvrage (i), que de la ville de Dya (Maima) sont parties des émigrations importantes : l'une a fondé Djénné; une autre a donné les familles musulmanes les plus distinguées de Sansanding; une troisième, devons-nous ajouter, a fondé Dyakkha-sur-Bafing.

Ces colonies furent des centres à la fois musulmans et com-(i) Monographie de Djénné, p. 261.

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