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354 MONOGRAPHIE DLS KHASSO.NKÉ constituait au dix-septième siècle la frontière sud-orientale du Khasso. Les Dyakhanké ont joué dans la région qui nous intéresse un rôle tellement considérable qu'il est né-cessalï-e de donner quelques détails précis à leur sujet. Ce qui les caractérise, peut-on dire, c'est que ce sont des musulmans très stricts qui ont, par ailleurs, suivant l'expression de Labat, « un génie particulier pour le commerce ».
Les auteurs arabes, en particulier Bekri et Edrissi, qui, avant le quinzième siècle, nous ont décrit le Soudan, reviennent sans cesse sur le Pa}S de l'or, ils le nomment Wangaraet nous le représentent comme une île, c'est-à-dire une contrée entourée, ou à peu près, par des cours d'eau. Le Roudh el Karias (écrit en i326) nous indique que les émirs almoravides avaient poussé leurs conquêtes dans le Soudan jusqu'aux Montagnes de For.
Dans l'état de nos connaissances, il n'est pas téméraire de penser que le Wangara était précisément le pays de ces Montagnes de l'or, et un document presque contemporain du Roudh el Karias, nous montre avec précision où se trouvent ces Montagnes, la carte catalane de iSyS indique, en effet, que le lleuve de l'or (Riu de l'or) descend des Montagnes de l'or et la carte de Mathias de Villadeste (141 3) porte que ce même Riu de l'or s'appelle Vedamel, c'est-à-dire Oeuve de Melli ; il apparaît, sur la carte, comme identique au Sénégal.
Le Wangara des auteurs arabes, c'était donc le pays compris entre la Falemé et le Ba-khoy, pays dont la partie orientale porte de nos jours le nom de Gangaran (si proche de celui de Wangara 1 et dans lequel se trouvent des mines d'or exploitées depuis la plus haute antiquité.
Les auteurs arabes nous expliquent que, pour se procurer cet or, les marchands maghrébins devaient, après avoir atteint la célèbre ville de Ghana, gagner le lieu nommé, par Edrissi, Gadyara, et qui était proche de celui où l'on recueillait l'or le meilleur. Gadyara était, selon le même