Sudan Archive

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TlTiŒ V LE KHASSO ET L'ISLAM Dès le début des traditions indigènes, nous nous trouvons en présence de l'Islam ; Dyadyé, le Peul auquel l'on fait remonter le point de départ du Khasso, se rattachait par ses ascendants paternels à un certain Okba ben Yassiri (les Khassonké prononcent Oubobiliassi) qui aurait été l'un des compagnons du Prophète. La discussion de cette origine musulmane nous entraînerait loin, sans profit pour notre sujet actuel.

Ce D\adyé, lui-même, était-il musulman T'' Nous pensons que non : les traditions sont muettes à cet égard ; les Dvallo, ses descendants, aiment laisser entendre qu'il l'était et même parfois l'affirment ; cependant un détail semble leur donner tort, Dyadyé était « porteur de tresses » alors qu'il est de principe, en quelque sorte, que le Soudanais musulman se prive de cette ornementation caractéristique du païen.

Quoi qu'il en soit, Dyadyé, traité en étranger par les Malinké ne put épouser de femme Malinké, dit notre tradition, et reçut, pour en faire sa femme une captive originaire de Dvakha, c'est-à-dire, une Dvakhanké puisque c'est ainsi que l'on désigne à la fois les habitants et les originaires de Dyakha. ville située sur le Baiing, au nord de Koundian.

S'il faut en croire la relation du P. Labat, le Dvakha 23

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