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MONOGRAPHIK I)i:S KHASSONKt;
Dvadvé Gansiri.
Lorsque Séga Doua mourut, il eut pour successeur son
fils aîné Dvadvé, né de sa femme Gansiri qui était du Fouta
Djallon.
Pressé parla nécessité de trouver de meilleurs pâturages, Dyadyé s'avança vers le Nord-Ouest et vint nomadiser dans
les parages de Kanamakhounou, avec résidence en ce lieu.
La région prit, àcausede lui, le nom de Dyad\éva. Dyadyé mourut à Kana, près Soutoukané, des suites
d'une expédition contre les Bambara: comme il était très
corpulent le pommeau de la selle le blessa mortellement
dans l'ardeur qu'il déploya au cours de la bataille.
Guimba Kinti.
Le nouveau chef, frère cadet de Dyadyé Gansiri, était
fils d'une femme nommée Kinti. A son tour et pour les mêmes raisons que Dyadvé, il se déplaça et vint s'établir
au village de Kolobéla (Dyombokho). 11 eut, lui aussi, à lut-
ter contre les Bambara, mais, avec l'aide des armées du Bon-
dou, il fut vainqueur et contraignit même ses adxersaires,
dont le chef se nommait Sira Bo, à lui pa\er tribut.
Demba Séga.
Alors s'ouvre la période la plus glorieuse de l'empire
khassonké, du moins au dire des informateurs.
Demba Séga, troisième iils de Séga Doua, qui accédait au commandemcntsupréme, avait, jusque-là, occupé son temps
à escorter les caravanes qui, du Bakhounou, se rendaient dans lescentres commerciaux du Haut-Sénégal et plus par-
à la merci de Demba Séga, tout comme celui de Dyak.ha-sur-Ba(ing : c'est pourquoi les pays limitrophes achetaient sa complaisance en lui payant
tribut, tribut qui avait un caractère commercial et non pas politique.