Sudan Archive

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OKIGINE ET nisrOIHK 2J

tcla, le Fansané, le Dya'i, le San^a, Malambou, Kounadila

(Fatola actuel), Khoulou ^^i).

(i) Nous trouvons dans V/listoirc des voyaf^es de l'abbé l'rcvost (édition de 1746) certains renseignements sur Séga Doua et le Khasso qu'il nous

parait intéressant de reproduire ici, p. 53o du t. Il : « Au nord et au nord

est du pays de Galam se trouve le pays de K.asson qui commence à moitié chemin entre les roches de Félou et de Govina. Le souverain s'appelle Sega Dora. Il lait sa résidence ordinaire à Goumei, dans une grande Ile ou plutôt une péninsule formée par deux rivières au nord du Sénégal. La plus méri

dionale de cesdeu.x rivières qui forment l'ile de Kasson se nomme la rivière

noire, de la couleur sombre de ses eaux et ne prend pas sa source à moins d'une demi-lieue de celle du Sénégal, mais à moins d'une lieue de son ori- gine elle devient si forte qu'elle cesse d'être guéable ; l'autre qui est au nord porte le nom de rivière blanche, parce que la terre blanchâtre et glaiseuse où elle passe lui fait prendre cette couleur, fort différente du Sénégal d'où

elle sort à demi-lieue au plus de la source du Sénégal. La péninsule du

KLasson longue de 60 lieues n'en a guère que 6 de large. Le terrain en est

fertile et bien cultive. Elle est peuplée et son commerce si étendu qu'elle

doit être fort riche. Son roi passe pour un prince puissant qui n'est pas moins respecté de ses voisins que de ses sujets. Galam et la plupart des royaumes voisins sont ses tributaires. On connaît peu ses limites au nord, mais il est certain qu'au sud il s'étend jusqu'aux pays de Godova (Gadougou)

et de Jaga (Dyakha-sur-Ba(ing) et que les Mandingos de Bambouk et de Tombuto sont ses tributaires s'ils ne sont ses sujets. On prétend que les habitants de Kasson étaient Foulis dans leur origine et que leur roi possé-

dait anciennement le royaume de Galam et la plupart des pays qui forment aujourd'hui les états du Siratik. Peut-être faut-il rapporter à cette cause le

tribut que ces peuples lui paient encore. On assure qu'il a des mines d'or, d'argent et de cuivre en fort grand nombre et si riches que le métal paraît presque sur la surlace de sorte que si délayant un peu de terre dans un vase on le vide avec un peu de précaution, ce qui reste au fond est le métal pur.

C'est ce que l'on appelle l'or de lavage. « Comme les Français n'ont pas pénétré plus loin à l'est que les cataractes de Govina, toutes les informations que l'on a sur le royaume de Kasson viennent des marchands nègres du pays... ils conviennent tous qu'il s'étend

plusieurs journées au-delà du rocher de Govina et qu'il est borné à l'est par un autre royaume qui touche à celui de Tombuto, pays que l'on cherche depuis si longtemps... » Malgré les erreurs géographiques, que la simple inspection d'une carte de nos jours permet de rectifier, malgré les exagérations, qui ont à coup sur

leur point de départ dans l'intention des informateurs de satisfaire le désir d'Kuropéens en quête de l'Eldorado soudanais, il n'est pas moins intéres-

sant de constater, qu'à la lin du dix-septième siècle, le roi du Khasso occu

pait une certaine situation. A vrai dire, ce n'était qu'une manière de pillard barrant certaines routes, allant du nord au sud ou de l'est à l'ouest. En ce temps-là Goundyourou était le point de passage et le centre commercial d'où les caravanes gagnaient les escales du Ilaut-Sénégal ou de la Haute- Gambie ; par là transitaient notamment ces esclaves bambara, renommés pour leur caractère passif non moins que pour la force physique et qui fai-

sait d'eux des travailleurs réputés précieux. L'accès de Goundyourou était

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