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LE CLAN dl; khasso 349 A ce stade l'esclave, devenu captif de case, jouit de certaines prérogatives dont la plus importante est, sans douto, qu'il ne peut plus être vendu. Les biens qu'il acquiert par le travail aux heures libres lui appartiennent, de même que ceux qui lui adviennent à ,titre de part de prise. Il a ainsi parfois des biens importants à sa disposition. Toutefois, son droit est précaire ou au moins temporaire, car à sa mon, le maître peut tout prendre. Kn fait, le maître ne prend qu'une part de la succession et laisse le reste aux enfants du défunt qui sont, eux aussi, ses esclaves: de sorte que le captif de case laisse, dans certains cas, deux successions, tout comme l'homme libre.

Par étapes successives, l'esclave arrive donc à une situation matérielle équivalente et, parfois, supérieure à celle de la plupart des gens libres.

Voire même, il lui est possible de conquérir sa liberté. Lorsque le maître y consent, l'esclave peut, en effet, acheter son affranchissement, moyennant deux captifs. Diverses causes font que ce mode d'affranchissement est peu usité.

D'abord, habituellement, c'est une perte matérielle et morale très grande pour la iun' familiale; d'autre part, l'affranchi est seul libéré : sa femme et ses enfants demeurent esclaves et, parfois, le maître retient aussi tous les biens.

Ces inconvénients graves sont évités par une pratique très en faveur et sanctionnée par la coutume. Ce qui, en somme, gène l'esclave, c'est l'obligation du travail quotidien au prolit du maître et c'est précisément ce à quoi le maître tient le plus. Lorsque l'esclaNC a desenfants, il est admis que ceux-ci peuvent être substitués à lui pour le service du maître, mo\ennant, en outre, pavement au maître d'une rede\ance décent muddii de mil : par cette substitution on dit que le captif « se sort les mains ».

Par cette combinaison, les intérêts du maître sont saufs: il a le tra\ail comme auparavant et la rede\ance compense et

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