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346 MONOGRAPHIE DES KH\SSONKÉ Miisugananti Mohhomokhobeti A femme brave, qu'est-ce que l'homme? A khe le mu gana-n-ti i f<-t> kha Ion' homme plus brave. toi-même le sais.
Dans ce domaine encore, nous constatons l'influence de l'Islam.
Manbeladon Dyonnifanso Allah mutadyon' ce que nul ne sait, l'esclave ne peut rien, qui prend Dieu, Allah nadon Allah si moroso A te inalo Dieu le sait. Dieu peut tout. N'a pas de honte (à craindre).
Hina masa ? Bimangole (Quel est) le roi de Aujourd'hui n'est pas pitié! difficile, Allah don' Sini ta be Allah ma c'est Dieu. demain appartient à Dieu.
Couramment Ton appelait l'esclave Kunnadi — les islamisés disaient Arsige — « la chance » : le maître traduisait ainsi sa pensée: il avait la chance de posséder un esclave. Le captif étant la propriété de son maître, celui-ci en dispose à son gré, il peut notamment l'échanger, c'est un captif d'échange {san io dyon'). Ce trafic, connu en Europe sous le nom de« traite» était, autrefois, extrêmement commun dans le Soudan. Sur les lieux mêmes des hostilités, des marchands indigènes (ûf/a/a) achetaient aux belligérants les prisonniers et, en même temps, capturaient les fuyards; suffisamment pourvus, les dyula organisaient des caravanes d'esclaves dans lesquelles les individus, attachés les uns aux autres, marchaient en file indienne, sous la surveillance des dyula, armés de manière à pouvoir réprimer toute tentative de révolte.
D'ailleurs, en principe, dans les guerres, on exterminait