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LE CI-AN I>1' KIIASSO 343 ment, par l'accroisscmcnl des fénéralions, il s'est formé autant de tribus de nvamakala que de professions. Le mépris, d'une part, des oron' pour tous les nyamahala, d'autre part des gens d'une profession pour ceux d'une autre profession considérée comme plus avilissante ou impure, a amené ces diverses tribus à pratiquer une sorte d'endogamie qui les a transformées en castes fermées. La continuité étant l'œuvre des mâles, en fait, ce sont eux qui sont frappés d'endogamie ; les femmes nyamahala, bien que frappées de mésestime, deviennent assez couramment les concubines des gens de qualité, mais c'est là une union inférieure. Quant aux mariages entre gens de castes différentes, ils ont de plus en plus tendance à se multiplier.
Peut-on s'aiVranchir de la caste? Pour le nvamakala, qui demeure dans le pavs de ses ancêtres, la chose parait impossible; il n'en serait pas de même pour celui qui abandonnant ce pays irait s'établir au loin en dissimulant son origine. Il n'est pas douteux qu'autrefois, à la faveur des troubles qui agitaient ces régions, des aventuriers se sont débarrassés des tares originelles et ont fait souche de oron' .
Cet exposé nous semble suffisant pour faire comprendre, notamment, comment le seul dyamu (nom de famille) ne peut permettre d'identifier les membres d'une même souche ancestrale de laquelle ont pu sortir des oron' dont certains sont devenus des ?z_)*a;naAa/t7, parmi lesquels il en est qui sont redevenus oron' .