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342 MONMGRAPHIE DES KHASSONKÉ Gomme, pour ces derniers, les rites sont essentiellement efficients, en Toccurrence, ils paraissent produire la transformation en métal du minerai qui — pour le profane — est un simple caillou.

Le feu, dont le rôle est si rand dans les travaux du forgeron, paraît asservi à la volonté de cet ouvrier ; quoi d'étonnant que celui-ci apparaisse aux yeux des indigènes comme le prêtre d'un agent mystérieux et partant d'autant plus redoutable. Pourtant, cette crainte ne fait pas disparaître la mésestime publique qui paraît attachée à l'oeuvre et qui rejaillit sur l'ouvrier.

D'ailleurs, tous les nyamakala ne sont pas placés au même niveau dans la considération publique. Les dyali sont, à cause de leur faconde vénale et méchante, les plus craints et les plus méprisés; si le forgeron est souvent craint et redouté, on lui reconnaît par contre une certaine dignité, et surtout une probité morale que l'on refuse au dyali.

•Quant aux autres nyamakala ce sont généralement de pauvres et faibles gens, méprisés, à ce double titre, dans une société où la richesse, qui s'appuie sur la force, est seule tenue en haute considération. Il y a lieu de signaler que les cordonniers sont considérés particulièrementcomme impurs et que nombre de gens les ont pour lana. On est nyamakala par la naissance ; on le devient par l'exercice continu d'une des professions de ces catégories. — On le devient \olontairement, comme l'on devient volontairement esclave ; mais, là aussi, la cause diffère : ce peut être la misère, ou en temps de guerre, pour avoir la vie sauve. Il arrive aussi que l'on soit contraint à devenir nyamakala: le captif, par exemple, peut être forcé par son maître à faire tel ou tel métier; si ce captif est, pour raison ou autre affranchi, il n'en demeure pas moins nyamakala.

Tous ces rebuts de gens libres sont enfermés dans les castes. En effet, le principe de continuité explique com-

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