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CHAPITRE IV NyaîJiakala.

En se plaçant au point de vue indigène, les nyamakala peuvent être définis des gens libres tarés. Sont frappés de mésestime publique et, comme tels, diminués dans leur condition, les gens libres qui exercent certains métiers, les forgerons {numu), les cordonniers igaranke), les menuisiers {kulle ou kaklie), les louangeurs (dyali) — [mabo] — [gaulo).

A quoi tient cette mésestime? est-ce parce que les mé-tiers considérés sont tenus pour œuvres serviles et qu'à les exercer on se diminue en se mettant en quelque sorte au rang des esclaves, c'est possible.

En tout cas, si l'on admet cette explication, il convient d'y ajouter que le forgeron a, cependant, une situation un peu à part. On le considère comme le prêtre d'une sorte de religion spéciale : nous avons donné à propos du serment un exemple du forgeron dans l'exercice de ce ministère; on le tient toujours pour un peu sorcier : là où les forgerons extraient eux-mêmes le fer nécessaire à leurs ouvrages, la construction et la mise en activité des hauts fourneaux donnent lieu à des cérémonies à caractère magico-religieux auxquelles les seuls forgerons prennent part et qui, sans nul doute, frappent beaucoup l'imagination des indigènes.

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