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22 MONOGRAPHIE DES KHASSONK.E

la prescription du Malik Si, jeta la llèche qui portait le

talisman de victoire.

En tout, les insurgés étaient trois cents : cent d'entre eux

trouvèrent la mort dans cette affaire dans laquelle périt

également Amadou Awa ; cent autres furent blessés. De

leur côté, les Malinké subirent un échec définitif.

Séga Doua (i).

Les vainqueurs mandèrent le lils d'Amadou Awa nommé

Séga Doua. C'était un enfant de douze à treize ans: ils le

mirent au courant de la convention qui avait coûté la mort

à son père et se déclarèrent prêts à tenir leurs engagements.

Ils lui prêtèrent serment d'obéissance, en présence de

Malik Si qui présidait cette manière d'investiture.

Séga Doua fut un roi très influent. Il résidait à Bam-

béla et eut sous son autorité immédiate : le Tomora, le Kon-

(i) Séga Dona, suivant les renseignements de Soleillet, ne tut pas le suc- cesseur immédiat d'Amadou Awa ; celui-ci aurait laissé trois enfants issus de la même femme, Doua : deux garçons, Mamadou et Séga, et une fille, Sané. Mamadou, l'aîné, aurait été investi du commandement suprême mais,

détesté de tous, il mourut peu après empoisonné, dit-on, et Séga Doua, qui lui succéda, fut même soupçonné d'avoir contribué à ce meurtre. D'après la version de M. Equilbecq : « les Peuls élevèrent avec considéra-

tion les enfants de Yamadou Mavé. S'ils empoisonnèrent Mamadou Dohi, à cause de son intolérable arrogance, ils firent de Séga Dohi leur roi, dès sa majorité et maintinrent le pouvoir suprême à ses descendants. »

Séga Doua eut, entre autres femmes, une nommée Kinti dont il eut deux

fils, Guimba et Amadou, et une fille, Alima, laquelle devint l'épouse d'un chef de Rényou auquel elle donna deux fils,Timba et Moussa. Antérieure- ment, Kinti avait été mariée à un certain Dyavvé dont elle avait eu un fils,

Saféré, et une fille, K.ouléya : cette dernière épousa un homme de Khoulou

et c'est par cette parenté utérine que la famille des chefs du Khasso est

alliée aux Gope-si de Khoulou. — Un fils de Kouléya, nommé Timo, est demeuré connu comme étant le dévastateur de la région, restée longtemps

déserte, de Sisséla entre Farabanna et Médine. Il existait, dit-on, un grand chef malinké, Sambou Dembélé, qui résidait à Farabanna, c'était à l'époque où les Anglais étaient à Toubabounkané. Sambou était puissant parle nombre de ses esclaves que commandait Dyonnama Koli. Toute la région de Sisséla était alors couverte des villages des captifs de Sambou. Or Sambou avait pour ennemi Timo Koli de Khoulou qui en un jour ravagea Sisséla de

telle sorte qu'aucun village ne subsista.

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