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332 MONOGRAPHIE DKS KHASSONKÉ une manière de fonction : les sufa de garde; les jeunes gens préposés aux soins des chevaux ; les femmes chargées de faire la cuisine, de piler les grains; d'aller chercher l'eau ou le bois ; les sufa portiers de la demeure rovale ; le vieillard chargé de la surveillance du harem et le majordome qui veille un peu à tout dans la maison. Certaines gens ont, à toute heure, entrée dans la maison et accès facile auprès du Fankamala dont ils sont à la fois les conseillers, les officiers, les commensaux souvent, les parasites toujours. Ce sont le dyon'-kuntigo ou chef des captifs, le sufa-kuniigo ou chef des sufa, le dvali-kuntigo ou chef des dyali, le numu-kuniigo ou chef des numu. Nous n'avons rien à ajouter au rôle des deux premiers. Le dyali-kuntigo est le porte-parole officiel du roi. Dans les grandes cérémonies ou, plus ordinairairement, dans les entretiens officiels, le roi ne s'adresse jamais directement à son interlocuteur : il parle au dyali-kuniigo, ou est censé ne parler qu'à lui, et celui-ci répète ses propos à haute et intelligible voix. Quand il s'agit d'une mission importante c'est ce personnage qui en est chargé, mais d'ordinaire avec l'assistance et le contrôle de gens libres non castes, car sa faconde est toujours sujette à caution. Le numu-kuniigo est souvent un conseiller de confiance, initié d'ordinaire aux pratiques magico-religieuses du maître.
La tradition et les faits de chaque jour affirment combien certaines familles de dyali et de numu sont intimement liées à la famille royale des Dyallo. Ainsi, quand un de ces Dyallo veut faire tuer un bœuf, il doit tout d'abord, autant que possible, faire abattre ce bœuf par un forgeron Konté qui procède suivant les rites islamiques. La bête ainsi tuée et dépecée: i. Les griots (dyali) Kalé Demba-si ont droit à la peau et au pharynx : cette dernière partie leur est attribuée en raison de leur fonction de crieurs publics des Dyallo. — 2. Les forgerons (numu) Tare-ba-si