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LE CLAN Dr KIIASSO 33 I Une enceinte unique enferme tout et ne présente qu'une entrée à laquelle veille le chef des si</a qu'une arde proche secourt au besoin.
Un nombreux personnel domestique trouve asile dans ce même lieu, pour le service du Fankamala ou des siens. Pour son service personnel le Fankamala a un certain nombre de femmes de caste qualifiées korosigo; l'une d'elles, la korosigo folo, a auprès du roi une situation importante : c'est en quelque manière une concubine officielle, à laquelle le roi donne une dot et qui ne peut se marier ; il est de tradition, en effet, que tout Fankamala ait auprès de lui une femme mabo avec laquelle il entretient, ouvertement, des relations sexuelles sans que nul, dans son entourage, puisse s'en offusquer; de ce fait, cette femme a une certaine inlluence car elle a, à toute heure, libre accès auprès du roi; elle a, d'ailleurs, toute liberté d'aller et de venir à sa fantaisie et le Fankamala ferme les yeux sur ses écarts de conduite pas trop scandaleux. Quant aux enfants qui naissent de cette femme, même s'ils pensent qu'ils sont certainement fils des œuvres du Fankamala, ils ne peuvent cependant aucunement prétendre être traités comme ses héritiers.
A la différence de la korosigo folo, les autres korosigo n'habitent pas la demeure royale et, d'ordinaire, sont mariées, mais leur conduite n'a non plus rien d'exemplaire : femmesde castes — et comme telles tenues déjà pour peu prudes — elles satisfont les caprices du Fankamala. qui trouve en elles les meilleurs artisans de toutes les intrigues ; certaines, jouissant d'une grande influence sur le roi, sont les meilleurs intermédiaires pour gagner une cause difticile.
C'est par une korosigo que, chaque soir, le roi fait appeler l'épouse qu'il veut honorer de ses faveurs.
Tout un personnel domestique des deux sexes s'ajoute aux korosigo pour assurer le service du roi et de ses épouses qui, elles, demeurent enfermées. D'aucuns ont