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ORIGINK ET MISTOIHK 21

Celle inanicrc de constitution, qui assurait pour toujours

la suprématie à la famille d'Amadou Awa, fut acceptée par

tous, à l'exception du chef des Gopé-si résidant à KIkju-

lou, lequel déclara que, \enu seulement pour faire la

guerre, il n'entendait pas se donner un maître. L'on

passa outre à cette observation mais, ultérieurement, les

Gopé-si s'en autorisèrent pour demeurer indépendants des

Dyallo.

Les révoltés étaient désormais prêts pour l'attaque. Une

veilléed'armes eut lieu avant l'engagement avec les Alalinké; on y remarqua deux jeunes ^ens qui sont demeurés connus

sous les noms de Sorona Samba et de Sorona Dyéri : ils

tirent serment d'accomplir un acte mémorable, sans d'ail-

leurs le détînir autrement. Ils partirent. Pendant la nuit,

ils réussirent à pénétrer jusqu'au chef malinké K.ankou Damakhan, chef du parti adverse qui résidait à Walia sur

Bafin^ et le mirent à mort. Mais ils ne réussirent pas à

s'échapper; on se saisit d'eux et, attachés sur une claie en

branchages, ils furent brûlés à petit feu. Le combat eut lieu le lendemain aux environs de Tambi-

fara près de Bafoulabé. Les Malinké étaient commandés

par Kamara Soussokho. Conformément à la convention. Amadou Awa se plaça en avant de ses partisans et, suivant

tantsdu K.liasso, mais que nul ne pourrait lever la main contre eux ni les

traduire en justice ;

4° Qu'aucun khassonké ne pourrait exercer de saisie sur eux, quoi qu'ils doivent ; 5" Qu'ils auraient le droit de fréquenter librement sans encourir aucune

peine, sans que personne puisse s'y opposer, les femmes des autres Khas-

sonké, et que quiconque regarderait les leurs serait puni de mort. D'après la version de M. Kquilbecq, Amadou Awa résuma ses desiderata

ainsi : « J'ai trois enfants, deux garçons et une fille : le premier est Sega

Doiii, le deuxième Mamadou Dohi, et la troisième Sané Dohi, je vous les

confie eux et leurs enfants. Je demande que leurs descendants commandent aux Peuls du Khasso. Je désire qu'ils puissent épouser les femmes de votre

race ; bien entendu, je ne parle que de celles qui sont libres et à qui ils pourraient se marier sans enfreindre les prescriptions d'Allah. » Cette dcr

nière restriction montre clairement que l'informateur était ou voulait paraître musulman.

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