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33o MONOGR.VPHIK DES KIIASSONKÉ auprès du roi dont il est, à certains égards, le confident. Troupeaux. — Les esclaves étaient donc la force et la richesse du Fankamala.
Cette richesse s'augmentait des troupeaux nombreux, advenus à la tun' royale par diverses voies : d'abord, originairement, les Dyallo étant bergers avaient des troupeaux à eux ; ils en accrurent l'importance, quand ils furent au pouvoir, grâce aux produits des razzias et des guerres, des cadeaux, et, enfin, des impôts payés en nature (usuru, surtout).
Devenus guerriers, les Dyallo abandonnèrent le soin de ces troupeaux à des pasteurs peuls ou à des esclaves de cases, mais tirèrent de ces troupeaux des produits (lait, viande), qui étaient une ressource importante pour la tun' rovale. / Travail des esclaves. — La tun' royale tire, en outre, la plus grande partie de ce qui lui est nécessaire du travail de ses esclaves occupés aux champs, à la chasse, à la pêche, au tissage; de plus, le travail des artisans, forgerons, menuisiers, est à la discrétion du roi, qui le rémunère à sa fantaisie, c'est-à-dire, souvent, pas du tout./ Toutes ces ressources, jointes à celles laissées disponibles par les frais d'administration du clan, constituent le trésor royal, sur lequel sont prélevées les dépenses de la tun' royale; ces dépenses sont de divers ordres, et leur exposé nous amène à parler de la « maison du roi ». La maison du roi. — La demeure royale est à elle seule un petit village.
A côté du iata — • sorte de réduit pouvant, en cas de besoin, servir à résister désespérément aux attaques de l'ennemi — se trouvent les habitations des femmes, entourées d'une clôture à l'abri de laquelle vivent les épouses royales et leurs jeunes enfants sous la surveillance, le plus ordinairement, d'un vieux dyali.
Le logement même du Fankamala est séparé de l'entrée par une ou plusieurs cours.