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328 MONOGRAPHIE DES KHASSONKÉ ces esclaves se rangent en divers groupes: les Almamiya, qui forment le groupe le plus nombreux et le plus important, tirent leur nom du titre d'almami que portait Demba Séga qui les réunit; leur chef, qui est le plus âgé d'entre eux, est un personnage considérable, ainsi que nous l'avons vu pour les funérailles et l'installation du Fanhamala.
Les Sambalaya, ainsi nommés de Diba Sambala, leur maître, sont peu nombreux, ils ne forment pas une fraction autonome et n'ont pas de chef particulier, ils font cause commune avec les Almamiya.
Les Dembaya remontent à Awa Demba, ce sont les plus nombreux.
Les Nomorodvonlu, qui remontent à Dyogou Sambala, font cause commune avec les Dembaya, ils sont peu nombreux.
Quelle que soit leur origine, ces esclaves se répartissent en deux catégories : les captifs de case et les si(fa. Captifs de case. — Forment la fraction la plus importante. Très peu d'entre eux vivent auprès du chef; en général, ils sont établis à demeure dans la campagne pour cultiver. L'agriculture n'est cependant pas leur occupation exclusive, ils sont à l'entière discrétion du maître qui tire d'eux le meilleur parti possible ; d'aucuns, placés chez les traitants de Médine, Kayes, Nioro, firent parfois de brillantes affaires en s'établissant, ultérieurement, à leur propre compte; le maître n'avait qu'à gagner à cette prospérité qui lui assurait de gros profits car l'esclave, libéré du travail de la terre ou domestique, est tenu à une redevance envers son maître. Il est de principe, en effet, que l'esclave peut, avec le consentement du roi son maître, s'abstenir de servir personnellement, moyennant paiement d'une sorte de tribut {sagallo) décent muddu de mil.
Les esclaves de case de la tun' royale ont une situation souvent enviable pour l'indigène. Jamais maltraités par le maître, car en se révoltant pour échapper aux mauvais