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LE CLAN DU KHASSO 323 plusieurs : alors, ou bien l'un le arde et désintéresse ses co-partageants ; ou bien l'esclave est vendu, et le produit de la vente réparti entre les ayants droit.
Le bétail est partafé autrement: le chef de la razzia prélève une bète à son choix pour sa « veine » ; la moitié du reste appartient au roi ; l'autre moitié est partagée à l'amiable entre les participants. En plus des ressources de toute nature que le butin apporteau Fankamala.Xù. guerre aboutit parfois à créer des tributaires tenus alors de payer des redevances (sagallo), plus ou moins élevées, perçues pour et au bénéfice du roi. Au cas où la guerre devient difficile, quand toutes les ressources du Fankamala ne peuvent plus suffire, le clan tout entier est mis à contribution : le roi paye ainsi une alliance précieuse ou s'approvisionne de ce qui lui manque.
Cette ressource extraordinaire, motivée par l'état de guerre, a fait place à un impôt permanent: le dyaka. Le dvaka est une coutume des indigènes islamisés : en temps de paix, les musulmans donnent aux pauvres et aux marabouts environ le dixième de leur récolte vivrière principale. Cette dîme devient obligatoire en temps de guerre et est versée entre les main.s de l'almami pour assurer des vivres aux combattants.
Quand El Hadj Omar prit le territoire du Khasso, le dyaka n'y était pas en usage, mais El Hadj et, après lui, ses fils l'établirent et le maintinrent. Après le démembrement de l'empire d'Amadou par la prise de Ségou, les Khassonké dissidents du Séro et du Gopéla furent replacés par nous sous l'autorité du Fankamala, Demba Yamadou, qui, rappelant les services rendus par lui et les siens à la cause française, demanda et obtint que le d)-aka fut maintenu à son profit et bien que cet impôt ne fut nullement en usage, autrefois, dans le Khasso, il fut étendu à tout le territoire englobé désormais sous cette appellation. Tous les indigènes demeurant sur ce territoire durent le payer concur-