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324 MONOGKAPHIE DKS KllASSONKK renimeni avec l'impôt perçu à notre profit : ainsi les commerçants W'olof l'acquittaient aussi bien à Médine qu'à Fatola.
A diverses époques, sur certains points du territoire du K-hasso, les pasteurs maures ou autres amènent leurs troupeaux pour les faire paître ou les échanger contre des grains : le Fankamala prélève sur ces troupeaux une sorte de dîme appelée usuru.
Lors de l'investiture de certains chefs, le roi reçoit, sous forme de cadeau, une manière d'hommage, c'est le bimya.
Toute succession en déshérence lui revient en entier : celle qui est échue à des femmes est à son entière discré-tion : il en prend une part plus ou moins grande et abandonne le reste aux héritières qu'il doit, en principe, marier.
Enfin les amendes et les confiscations donnent un revenu qui n'est pas négligeable.
Toutes les richesses qui proviennent Je l'exercice de ces prérogatives constituent le Trésor royal qui, dans la réalité, se confond avec les biens de la tun' des Dembaya dont nous allons parler; elles servent au Fankamala à assurer la défense du clan, c'est-à-dire notamment à acheter des armes, des munitions, des chevaux, des équipements et à les entretenir ; à constituer toutes sortes d'approvisionnements.
D'autre part, une fraction demeure aux mains des agents, politiques ou autres, à titre de rémunération. Le reliquat revient à la tun' des Dembaya et nous allons en voir l'emploi.