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LE CLAN DU KHASSO 321 meitait au sufa préposé à sa garde et, en s'approchant, elle entendait de temps à autre la voix de la recluse. Un temps vint où elle ne l'entendit plus et l'on n'a jamais revu Fatimata Ba.

Les droits régaliens.

Autrefois, les chefs indigènes tiraient leurs plus abondantes ressources et, l'on peut ajouter souvent, leur seule raison d'être, de la guerre. Au Khasso, comme en maints autres pays, le chef de guerre n'était pas le Fankamala; mais Amadou Awa avait, fort judicieusement, réservé cette haute fonction à sa famille. Dans le principe, le choix de ce chef de guerre appartenait aux chefs ayant adhéré à la constitution d'Amadou Awa, mais, en fait, le Fankamala désigne lui-même ce généralissime.

Lorsque le Fankamala juge opportun d'entrer en campagne, il désigne le keleligo (chef de la guerre), à moins qu'il ne préfère diriger lui-même l'opération .

S'il s'agitd'une affaire importante, à laquelle tout le clan doit contribuer, le Fankamala., en plus de ses parents, captifs et clients, arme, équipe et monte en tant que de besoin la plupart des kuntigo ou gallutigo qui fournissent un contingent dont ils prennent le commandement; les autres gens s'arment comme ils peuvent; les riches fournissent aux pauvres, sous réserve de rémunération, comme il sera expliqué ci-après.

L'opération qui présage à coup sûr l'ouverture des hostilités, c'est le partage de la poudre; la poudre achetée par le Fankamala ou, plus rarement, fabriquée par ses forgerons, est répartie entre tttus les guerriers, par les soins des chefs de fracti(n auxquels elle a été remise.

L'objectif principal est toujours le butin : les guerriers se montrent d'autant plus empressés à prendre part à l'ex-21

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