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3l8 MONOGlAPHIE DES RHASSONK.É lance intéressée des siens, ou des voisins. Des magiciens interviennent alors et agissent le plus souvent, ce n'est pas douteux, dans le sens de leur intérêt personnel pour pré-ciser les faits criminels, en préparer et en provoquer la sanction.

il faut, cependant, reconnaître que la mentalité indigène permet de croire qu'il est des cas où c'est de bonne foi que des familles et le magicien accusent le malheureux d'être atteint d'une manière de « possession » qui le rend nuisible et dangereux pour la société. Des soins appropriés et fort coûteux amènent quelquefois la guérison, dans d'autres cas, seule la mort du possédé est susceptible de mettre la collectivité à l'abri.

11 est à remarquer que, le plus souvent, ce sont les femmes que l'on inculpe de ces sortes de crimes. L'on pourrait penser que l'indigène voit, en elles, des victimes faciles à atteindre et le plus généralement, sans défense.

Pourtant cette raison ne suffit pas, tant s'en faut, à expliquer tous les cas. Il semble plus vrai de penser que la femme est tenue comme plus particulièrement susceptible d'être en relation avec les esprits du mal.

Par nature même, la femme est atteinte de certaines infirmités que l'indigène considère comme autant de signes manifestes d'une essence tout à fait différente et antagoniste de celle de l'homme. La femme est supposée être à la merci des esprits qui abusent d'elle facilement. Ainsi, il est prescrit aux femmes de ne pas passer la nuit dehors, au grand air, parce que les esprits qui vagabondent dans l'obscurité peuvent facilement s'introduire en elles. Et c'est par suite d'imprudence de cette nature, que l'on explique comment il se fait que des femmes ont mis au monde des monstres à forme animale.

La stérilité n'est souvent que le jeu d'un esprit qui possède la femme et paralyse l'œuvre du mari ; de même encore, les femmes qui perdent tous leurs enfants en bas âge sont des

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