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3i6 MONOGRAPHIE DES KHASSONKE égard, classer les infractions d'après la peine qu'elles comportent de la manière suivante : Le Fankamala (roi) connaît seul des infractions entraînant les peines ci-contre : Aussi bien que le Fankamala, les autres juridictions peuvent appliquer les peines ci-contre : mort, mutilation, esclavage, bannissement, confiscation, ou amendes très élevées, flagellation, amende peu élevée, mise aux fers.

i meurtre, sorcellerie, adultère.

( meurtre.

l vol.

( meurtre.

sorcellerie.

vol.

meurtre.

adultère.

sorcellerie.

vol.

adultère.

viol.

rapt.

dettes.

sorcellerie.

Voici quelques détails concernant les principales infractions et les pénalités qui leur sont appliquées. Meurtre. — Si un Khassonkéen tue un autre, la famille de la victime ne doit en rien inquiéter le meurtrier, elle ne peut que porter plainte au roi. A celui-ci, en etlet, appartiennent tous les Khassonké, quels qu'ils soient, et le préjudice causé par le meurtre doit être envisagé, non au point de vue de la famille, mais eu égard à la perte éprouvée par le roi dans la personne d'un de ses guerriers, par exemple.

Si la victime est un homme libre, souvent le roi se borne à infliger au meurtrier une amende de dix captifs, qui constitue le « prix de l'âme » [dyo], mais c'est là un minimum ; plus fréquemment, il ne résiste pas à la tentation de profiter des circonstances pour confisquer tous les biens du meurtrier et mùme de la famille du meurtrier, si celuici est peu fortuné. Ces biens sont alors à l'absolue discré-

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