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LE CLAN Dl KHASSO 3l3 Si l'un des adversaires refuse de prêter serment dans ces conditions, il est réputé coupable et comme tel condamné.
il esta remarque! qu'un forgeron ne : iqjc rien à mentir s'il prête serment sur l'enclume, car il a, dit-on, le moyen, en se servant de sa propre enclume, d'éluder les consé-quences de son mensonge.
Serment sur la cola. — Il arrive fréquemment que l'on fait prêter serment sur une noix de cola. On prend une cola que l'on sillonne par des entailles au couteau dans toute sa longueur, puis on la pique avec une épingle en disant en même temps : « Cola, prends mon coeur et mon foie et tue-moi, si je ne dis pas la vérité » ou encore : « si, dans un délai de..., je n'ai pas fait telle chose...» et Ton mange la cola.
Mais les malins prétendent qu'il est facile de se préserver des conséquences du fau.x serment prononcé sur la cola, au moyen d'un philtre à base de kfiuliikhalan. Autres formes de serment. — Ln fer de houe indigène, ayant été porté au rouge, celui qui prête serment prononce une formule sacramentelle analogue à celle rappelée cidessus et applique sa langue sur le fer chaud : si la peau demeure adhérente au fer, c'est que l'homme qui a prêté serment a tort.
Dans une marmite on place sur le fond, à l'intérieur, un r.aceiet et par-dessus une certaine quantité de bouse de • ache. L'on met le tout sur le feu et, lorsque la chaleur est devenue intense, le patient est invité à retirer avec la main le bracelet qui est au fond de la marmite; s'il est brûlé à la main dans ces conditions, il est déclaré coupable.
Infractions et pénalités. — Ce que Ion voit dans le crime c'est, avant tout, un danger pour la collectivité : d'où la nécessité de la répression. La peine qui constitue cette répression est donc un acte de défense sociale; elle