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LE CLAN DU KHASSO Soy Le village est, nous l'avons vu, constitué à l'image de la tiin familiale: il y a donc là, également, une autorité qui veille à la stricte observation de certaines coutumes inté-ressant la collectivité. Le gallutigo a, pour défendre les intérêts de la collectivité, des pouvoirs de police qui lui permettent de rechercher et de poursuivre tous actes susceptibles de troubler la paix publique et des pouvoirs judiciaires en vertu desquels il connaît de toutes les infractions magico-religieuses par suite de sa qualité de dasili-ligOQt des contraventions ou délits en tant que dugu-tigo.
Chef, en quelque sorte, des /a du village, il est l'arbitre des ditïérends de toutes natures qui éclatent entre gens de familles distinctes, lorsque les fa de ses familles demeurent impuissants à ramener la concorde.
D'autre part, lorsque le galliUigo est en même temps le représentant du Fankamala, il connaît à ce titre de toutes les affaires qui, en raison de leur gravité, échapperaient à sa juridiction. Ncin point qu'il puisse les juger, mais il a le devoir, souvent délicat, de conduire l'enquête, d'instruire l'affaire et de soumettre ensuite au Fankamala tous les éléments de la cause. Lorsque le Fankamala a jugé bon de doubler \e galliiligo d'un kuntigo, c'est celui-ci qui, en principe, doit procéder à l'instruction.
Les villages sont d'ordinaire réunis en cantons {kafo), chaque canton est placé sous la direction d'un chef ou kafiitigo. Le kafutigo, qui est chef du village dans lequel il réside, est spécialement l'intermédiaire du Fankamala auprès des chefs des villages de son canton. Au point de vue judiciaire, il se borne à assurer l'exécution des ordres du Fankamala et à transmettre à celui-ci les affaires que les gallutigo ne peuvent retenir.