Facsimile · p. 333
LK CLAN DU KlIASSO 3o5 police; en cas de besoin, il lève le continssent réclamé par le Fankamala et en prend, si besoin est. le commandenieni ; aicni de perception des droits régaliens, il centralise les produits de ces droits et en dispose sui\ant les ordresqu'ii reçoit; il arrive d'ailleurs que le Fankamala envoie des percepteurs spéciaux que le gallulifo n"a, alors, qu'à seconder et à surveiller.
Le /fa//u//g"o est, en définitive, un personnafe fort important car, en plus de ses fonctions d'agent du Fankamala, il peut être, nous le sa\ons, ciasi[i-li<o et dugu-ligo de son agglomération et l'on conçoit combien ce rôle complexe et délicat exige de qualités chez ceux à qui il est dévolu. Chez les tributaires, le Fankamala se fait représenter en tant que de besoin par un kuntigo, qui respecte l'organisation locale dans la mesure où elle n'est pas contraire à celle de son maître, qu'il a particulièrement mission de tenir au courant de ce qui peut l'intéresser. En principe, le Fankamala agit comme il lui plaît sans conseil et sans contriMe organisés; en fait, il est entouré de gens qui inlluent grandement sur ses décisions (\oir: la maison royale, infra). Dans les circonstances graves, il convoque une assemblée des notables du clan, laquelle peut, notamment, décider la levée d'une contribution ex.raordinaire pour permettre au Fankamala de faire face aux éventualités.
La Justice.
L'administration et les institutions judiciaires méritent un développement spécial.
Tribunaux. — Dans la famille, les diiïérends plus ou moins graves, qui ne mettent en cause que les gens relevant du même /a, sont réglés par celui-ci assisté du conseil de famille. Si Tatfaire le nécessite, des /a, voisins ou aniis réputés pour leur esprit d'équité ou leurs connais-