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288 MONOGRAPHIE DES KHASSONKÉ ti\'e ou, du moins, ne semble pas demander de conseil, tout en écoutant les avis des uns et des autres ; s'il ne sait pas se soustraire à tant de conseillers, toujours intéressés, il tombe sous l'intluence du plus malin et tout en pâtit.

Evolution de la lun familiale.

Le fa fondateur étant mort, son fils aîné lui succède; ce deuxième fa étant niort, l'aîné des mâles, descendants en line directe du fa fondateur, lui succède. Supposons que ce troisième fa soit le frère du deuxième : d'une part, les biens indivis du fa fondateur demeurent sous l'administration de ce troisième/a ; d'autre part, les biens personnels du deuxième/a forment une lun' administrée par son fils aîné.

En principe, chaque fils du /a fondateur devient à son tour son continuateur ; quand le dernier meurt, la tun' n'est pas pour cela dissoute, elle a comme administrateur- né le plus âié des mâles descendant en liine directe du /a fondateur.

Ce svstème d"indi\ision paraît donc avoir pour but d'assurer la pérennité de t(ut ce qui provient du /a fondateur.

Règles générales concernant la succession paternelle.

L'exposé qui précède nous a paru indispensable pour la clarté de ce que nous avons à dire, il montre notamment qu'il est toujours important — en matière de succession — de savoir s'il s'agit des biens personnels du de cujus ou, au contraire, des biens indivis dont il n'avait que l'administration.

Il ne faut pas perdre de vue non plus que, dans tous les cas, la succession comprend un patrimoine civil et

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