Facsimile · p. 315
Di; RÉGIME FONCIER ET DES BIENS 287 concerne les biens fonciers, il en résulte une véritable organisation du travail familial. Chaque lun'-din', qui vit auprès du fa aux dépens de la tun\ est tenu au travail personnel selon les ordres que lui donne \e fa ; il est admis, cependant, qu'il se fasse remplacer par ses esclaves personnels, mais non pas par les esclaves de la tun' , dont la jouissance lui aurait été donnée.
Certaines heures par jour sont d'ailleurs réservées à chacun pour ses travaux personnels, après exécution des iravaux en commun. Deux jours par semaine sont, en outre, spéciaux aux gens « faibles ». D'autre part, il est de coutume que les lun'-din' .èiabUs loin du fa et qui en ont reçu des biens de la tun' pour les faire valoir, envoient, de temps à autre, une partie de leur gain au fa.
Le conseil de la tun' est diversement composé. L'on y voit souvent des familiers du défunt, gens de caste ou gens de peu. qui vivaient à ses dépens et se trouvaient, de la sorte, particulièrement intéressés à la prospérité de ses affaires; ces petites gens avaient quelquefois été les compagnons et les aides de ses premiers efforts et avaient contribué dans une certaine mesure à leur succès. On V voit aussi des esclaves domestiques devenus, par rage et les services rendus, d'indispensables factotums ; des gens de castes, intermédiaires et parasites qui savent s'imposer: tous ceux, en somme, qui sont les ordinaires familiers et conseillers du /'(7 ; Ton v compte, à l'occasion, les personnages voisins ou non, dont on apprécie la sagesse ou la compétence; l'épouse préférée du défunt et la mère du fa exercent aussi une influence qui, pour n'être pas toujours apparente, n'est ignorée de personne. Enfin les tun'-din' eux-mêmes, quand ils sont déjà mariés ou tout au moins réputés sérieux et de bon conseil, ont aussi voix consultative.
Mais, en défmitive, la décision doit émaner du fa : s'il est énergique et indépendant, il agit de sa propre initia-