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272 MONOGRAPHIE DES KHASSONKÉ gation ou pour éteindre ou modifier une obligation pré-existante.
Conditions de validité. — Il faut que les contractants soient capables de s'obliger.
L'on admet que quiconque a des ressources propres est apte à s"enij;aj4er jusqu'à concurrence de ces ressources, la question d"àf:;e apparaît donc, en principe, comme tout à fait secondaire; cependant Ion ne fait d'ordinaire aucun cas des enfants non encore circoncis et c'est, en fait, à partir du mariage seulement, que les jeunes gens se trouvent, en quelque manière, libres de leurs actes.
Mais entre la circoncision et le mariage, en faisant état du plus ou moins de maturité d"esprit de l'individu et d'autres circonstances de fait, il n'est pas douteux que les obligations peuvent être valables: tantôt jusqu'à concurrence des ressources du contractant, tantôt surces ressources et aussi sur celles de sa famille.
En ce qui la concerne, la femme mariée ne saurait s'engager que sur ses ressources propres, sans autorisation de son mari ; elle ne peut engager les biens de celui-ci. Quant aux prodigues et aux faibles d'esprit, les obligations qu'ils contractent sont généralement attaquées par ceux qu'elles frappent incidemment et s'il est prouvé que le créancier a abusé d'un état qu'il connaissait, il n'est pas rare que le tiers responsable se trouve dégagé.
Même capables, il faut que les contractants soient consentants et le contrat est annulable si le consentement se trouve, vis-à-vis de l'une ou l'autre partie, entaché d'erreur, de violence ou de dol ; la lésion pourrait être invoquée, sans qu'il soit nécessaire qu'elle soitd'uneimportance déterminée.
Objet. — Une chose qui, en principe, doit être existante, dans le commerce, déterminée ou déterminable mais qui, en fait, peut n'être rien de tout cela puisque l'on peut, par exemple, s'engager à donner un « pied », c'est-à-dire un produit, d'une jument que Ion ne possède même pas.