Facsimile · p. 295
Dr PKGIMK KONCIKR ET UES BIKNS 2by Des dijf'érenles nianicres dont on acquiert la propriété des nafulo. — Divers modes d'acquisition de la propriété reconnus par notre droit se trou\ent mis en pratique par rindijène.
Occupation. — L'occupation, qui est la prise de possession avec l'intention de demeurer propriétaire, s'applique dans les cas tels que les suivants : l'on peut s'approprier par l'occupation des fractions des choses qui n'appartiennent à personne et dont l'usage est commun à tous, l'eau, le bois mort, les baies. En ce qui concerne Teau courante, il v a lieu de remarquer qu'un riverain peut bien détourner tout ou partie du cours d'eau qui traverse les terres dont il a la jouissance, mais à la condition de le remettre dans son lit à la sortie de ces terrains de manière à ne pas frustrer ses voisins.
Certaines choses susceptibles de propriété e.\clusi\e n'ont de propriétaire que par l'occupation : le gibier et le poisson, notamment.
11 en est de même des choses abandonnées.
Les choses perdues doivent être remises, par l'inventeur, au dugu-tigo qui ordonne ce qu'il y a lieu de faire. S'il s'agit d'un animal domestique, habituellement le dugutigo le laisse à la garde de l'inventeur et, lorsque le maître se présente, il est tenu de pa\ er le gardien et de donner un bun}-a au dugu-tigo; si le maître ne se présente pas, le dugu-tigo se fait remettre la bète et paie les frais de sa garde et de son entretien à l'inventeur, à moins qu'il ne se mette d'accord avec celui-ci pour lui laisser la bète movennant un certain prix.
Le trésor appartient à celui qui le trou\e : mais toujours lorsqu'il s'agit d'une chose de valeur, il \' a lieu à bunya et, en l'espèce, ce droit est tellement élevé que le plus souvent il absorbe entièrement la chose, le dugu-tigo se bornant à laisser une petite porti(Mi à Pinxcnteur à titre de récompense.