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264 MONOGRAPHIK TiES KHASSONKK sion par le dugu-tigo, qui rixe les limites de la jouissance. Dans cet enclos — avons-nous dit — s'élèvent diverses constructions et parfois prennent place certaines cultures. Le bunva offert par le lu-ligo au dugu-tigo est l'hommage qu'il lui doit aussi bien pour sa lu que pour ses champs extérieurs : dès lors, libre au lu-ligo de céder gratuitement, ou à titre onéreux, tout ou partie de la jouissance de sa lu à un ou des tiers. Nous avons vu que parfois le gynécée se trouve fractionné, il arrive ainsi que le même homme est lu-tigo dans des villages différents dans chacun desquels il peut aussi avoir des champs pour les besoins de ses gens: il a, par suite, affaire à plusieurs dugo-tigo et doit se soumettre vis-à-vis de chacun d'eux aux obligations spéciales à chacune de ses jouissances.

En principe, ce droit de jouissance est essentiellement précaire: pour les champs, il n'est pas douteux qu'à l'origine il ne durait que le temps nécessaire à la préparation du sol et à la moisson. — En fait, le même tenancier garde indéfiniment les mêmes champs et la même lu, dont il transmet la jouissance à ses héritiers.

Pourtant, il est admis que le dugu-iigo avec l'avis conforme des tuntigo peut, à n'importe quel moment, reprendre ces terrains pour les donner à qui bon lui semble ou les affecter à un usage quelconque, movennant toutefois de dédommager l'occupant des dépenses ou des travaux effectués par lui. Il n'y manque d'ailleurs pas, lorsque son intérêt l'exige, sans même dédommager ré\incé. El celui-ci cède de mauvaise grâce, n(jn point qu'il conteste le droit, mais à cause du dérangement et du préjudice que ré\iction lui cause.

La jouissance des biens fonciers est donc à Teniière discrétion du dugu-tigo et du conseil des tuntigo; est-ce à dire que ce droit de disposition puisse aller jusqu'à l'alié-nation? Si l'on tient compte de son origine religieuse, il

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