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DU BKGIMK KONCIKP Kl DES lUKNS 'iftS scLilcrnenl aux fruits mais munie aux. produits : de plus, il n'est pas obligé à conser\er la substance de la chose, objet de sa jouissance.
D'ailleurs, comme l'usufruitier, le tenancier indijène peut jouir, soit par lui-même, soit par l'intermédiaire d'autrui, moyennant des combinaisons aussi variables que peuvent l'être les conventions des parties.
Voici un des modes couramment employés: des gens libres, mais pauvres, s'olTrent pour effectuer les travaux des cultures, ils se présentent au chef de village par l'intermédiaire duquel ils entrent en pourparlers avec les tenanciers locaux. Dans la région de Médine et Ka\'es, ces cultivateurs qui se huient portent le nom Soninké de jwnsokha.
Habituellement le nonsokha est logé et nourri par son loueur qui doit lui abandonner une partie de son champ et lui fournir les semailles. Le nonsokha travaille pour son loueur, chaque jour ouvrable jusqu'à onze heures du matin ; à partir d'une heure après midi jusqu'au soir il travaille, pour lui-même, le champ que son loueur lui a cédé en jouissance temporaire ; les jours non ouvrables, le nonsokha agit à sa guise.
Le nonsokha doit rentrer les récoltes. Sur celle de son champ, il prélève un bunya pour son hôte, un autre pour la femme qui a préparé ses repas et la\é son linge, un troisième pour le dugu-tigo ; parfois, le chef de province exige une redevance fixe de tout nonsokha occupé dans sa province. Les traitants Wolof qui ont obtenu des terrains de culture dans le Khasso, les exploitent par cette méthode qui a permis à la culture du mil et des arachides de prendre une très grande extension dans la région qui nous occupe.
La jouissance du sol, dans les lieux habites, donne lieu à des pratiques tout à fait analogues. Le sol occupé par la lu est à la jouissance du lu-tigo, lequel est mis en posses-