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202 monographie; des khassonké Dans les nafulo se classent, notamment : les fruits naturels, artiliciels et ci\'ils — les produits de la chasse et de la pêche, — les meubles meublants, les ustensiles et les outils, — les habitations et, plus généralement, toutes les constructions, — les animaux domestiques, — certaines catégories d'esclaves. Comme on le voit par cette énumération, non limitative d'ailleurs, les nafulo comprennent des biens que, dans notre droit. Ton classerait, les uns parmi les meubles, les autres parmi les immeubles. La summa divisio rerum du droit coutumier indigène est donc dilférente de celle de notre droit civil et peut être ainsi formulée : les biens se répartissent en deux classes, ceux dont on ne peut avoir que la jouissance (biens fonciers) et ceux qui sont susceptibles de propriété [nafulo).

Cette conclusion est tout à fait théorique d'ailleurs; suivant la conception indigène, de même que les personnes se rangent en deux catégories : les puissants et les faibles, les richesses sont de deux sortes : celles qui donnent la puissance 'les esclaves) et celles qui ne donnent que la fortune (or, troupeaux). Il serait difficile, pour la discussion qui va suivre, de prendre pour base une division aussi spéciale ; la division que nous proposons s'inspire du même point de vue que notre code, c'est-à-dire eu égard aux droits privatifs dont les biens sont susceptibles.

Des différentes manières dont on acquiert la jouissance des biens fonciers et la propriété des nafulo.

Jouissance des bieiis fonciers. — 11 n'est pas sans intérêt de définir la jouissance foncière. En somme, si ce n'est pas la propriété, c'est, du moins, un droit beaucoup plus étendu que le droit d'usufruit de notre code. Le tenancier indigène a droit, en effet, non

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