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CHAPITRI-: II DES BIKNS Déjinilion et dislinction des biens.
En se plaçant dans le plan du présent travail. Ton peut dire, qu'au point de vue du droit coutumier indigène, les biens sont les choses utiles dont l'homme peut avoir soit la jouissance, soit la propriété. Nous venons d'exposer, en effet, que l'indigène peut a\oir la jouissance mais non la propriété des biens fonciers et que, par contre, son travail lui donne droit à la propriété des fruits et des produits de ces mêmes biens. A l'aide des richesses appropriées et transformées ou non par son industrie, l'indigène se procure, par voie de troc, d'autres richesses dont il a besoin et, de la sorte, se constitue une fortune dont chaque élément est un nafiilo, mot dérivé delà même racine que nafa qui signifie être utile : de sorte que le mot richesse délini, par nos économistes, objet matériel utile et approprié par l'homme, est la traduction exacte du mot nafulo.
Est nafulo aussi l'ensemble des richesses qui constitue la fortune, d'où l'épithète nafulo-tigi pour désigner aussi bien le détenteur d'un nafulo que l'homme riche de beaucoup de nafulo.