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[)U KKGIME lONCIEK ET DES niENS 255 Si, au contraire, c'est d'un i:,'roupe qu'il s'agit : d'abord, \ is-à-vis du génie, il s'établit dans cette agglomération une hiérarchie : en tête, celui qui est chargé des cérémonies du culte et qui devient, parce rôle, le représentant du génie, s'intitule ciasili-tigo ; ensuite prennent rang l'héritier du dasiti-tigo, les notables [lun'-tigo] et les gens du commun.
L'agglomération apparaît donc, au point de vue du culte, comme une confrérie.
Au début, sous forme ou autre, le dasiti-tigo a été l'élu de ses pairs, les hm//o, qui sont comme les grands maîtres de la confrérie: quand meurt le dasili-tigo le plus ancien mâle de sa tiin' faniiliale est appelé à le remplacer : ce n'est point là un mode de remplacement obligatoire dans le principe, car les tunligo ont le droit d'élire le nouveau dasititigo, comme leurs pères avaient élu le premier, mais, en fait, par des usurpations successives, le premier dasiti-tigo, ou quelqu'un de ses successeurs, a obtenu que sa fonction devienne héréditaire dans sa famille.
Il n'est pas douteux que le dasiti-tigo a, par la situation éminente qu'il occupe, une prépondérance marquée dans tout ce qui concerne le culte, pourtant il ne saurait rien innover en la matière, même rien décider d'important, sans l'avis préalable et conforme des notables (tiintigo) intluencés eux-mêmes par les gens de leur entourage. La jouissance des biens donne lieu à une administration dont l'organisme est le môme que celui de la confrérie. Le dasiti-tigo devient le diigu-tigo (le maître du sol), c'est, si l'on veut, le président né du conseil d'administration de la société bénéficiaire du domaine du dasiti: son héritier pré-somptif en est le vice-président et les tiDiligo en sont les membres.
Le dugu-tigo administre, c'est sa fonction essentielle, et ne peut, en tout cas, agir que conformément aux décisions du conseil des tuntigo et ces derniers ont à tenir compte des desiderata des gens qu'ils représentent.