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LA FAMlLLi: 247 tyrannie familiale. Les cadels ont maintes fois été des audacieux par nécessité, d'aucuns favorisés par la f(jrtune fondent, parfois, d'opulentes maisons, indépendantes et souvent rivales de celle de leur auteur.
Quant aux filles, elles ne sont appelées à jouer aucun rôle important dans la famille; cependant il advient quelquefois que par leur mariae elles l'inlluencent 'randement.
Au fur et à mesure que jrandit son importance, le tiin'-tii s'entoure d'un conseil de plus en plus nombreux, composé de ceux qui, à divers titres, sont ses auxiliaires : le chef de ses esclaves, sorte de majordome; des gens de caste qui sont des hommes d'affaires; parfois un ou deux fulanin' ; plus rarement des parents. Le liin'-ligi compte aussi avec ses femmes et plus encore, si elle est auprès de lui, avec sa mère. La décision issue de tant de discussicjns n'est pas toujours conforme, il s'en faut, à l'équité et souvent, même, se trouve contraire aux intérêts bien entendus de la maison.
Seuls les hommes d'élite savent s'affranchir des intrigues, tirer parti des opinions émises et imposer à tous leur volonté.
L'homme, qui arrive par un concours d'heureuses circonstances et par ses qualités personnelles à se créer une situation éminente, voit, avec l'âge, son autorité se changer en une véritable souveraineté. Ses fils, devenus chefs de famille, respectent sa volonté à l'égale de celle d'un roi, il est le patriarche, le /a par excellence auquel on a toujours recours et dont on n'enfreint jamais impunémentles ordres. Tous ceux qui sont sous sa dépendance s'honorent de porter son nom et quand il meurt, il devient pour eux une sorte de divinité tutélaire : l'ancêtre. Ni rage, ni la maladie, ni la folie même ne sont une cause de déchéance pour le /a. En tant que de besoin le /c7 est suppléé par son successeur éventuel.
La temme n'a pas, en principe, d'autorité propre, elle