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CHAPITRE V LA PUISSANCE PATERNELLE Maître d'un gvnécée, père de plusieurs enfants, possesseur de biens importants et d'esclaves nombreux, l'homme est. en raison de la puissance (fanga) dont il dispose à l'égard de tout et tous, qualifié/a; en tant que représentant du groupe {tun') de ses gens, il s'intitule iun'-iigi. En principe, tout ce qui est sous Tautoritè du fa est à son entière disposition, les personnes tout comme les biens, réserve faite cependant que seul le chef du pays a le droit de faire mettre à mort les personnes, libres ou esclaves. Les enfants n'ont que la situation qu'il veut bien leur accorder.

Il est vrai qu'à sa mort, l'arbitraire ou l'injustice dont il s'est rendu coupable peut déterminer des représailles susceptibles de bouleverser ses dispositions, mais en fait la crainte de sa malédiction suffit le plus souvent à assurer le respect de sa volonté.

Le fils aîné qui, à la mort du wulu-fa, doit en principe prendre sa place, est, dès qu'il témoigne de quelque maturité d'esprit, initié aux afi'aires et chargé de missions plus ou moins délicates, suivant l'estime en laquelle il est tenu.

Quant aux autres fils, le unilu-fa leur accorde rarement une situation avantageuse, aussi sont-ils souvent disposés à courir les aventures pour s'affranchir le plus possible delà

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