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l..\ FAMll.Li: 2y famille, en vue de le préparer à son rôle futur, le charge peu à peu de fonctions, quand il s'en montre digne. En tous cas, il fait partie de cette fraction de turbulents que l'on nomme : les « jeunes maîtres » (Khamarin'), toujours en lutte plus ou moins ouverte avec les « vieux » qui détiennent la puissance. C'est la fraction qui, d'ordinaire, organise et mène tous les troubles, pousse au.x mesures extrêmes (guerre, rébellion...) ; elle est souvent constituée par une manière de confédération des /u/an/un' des jeunes, avec pour chef le plus malin, réputé aussi le plus veinard : car, ici aussi, la fin justilie les moyens et réussir est indispensable pour s'assurer le pouvoir.

C'est souvent avec l'aide de ses fiilanin' que le jeune homme prend femme; en tout cas, les fulanin' dirigent les cérémonies du mariage et concourent à l'établissement du jeune ménage. Ils influent grandement sur celui-ci, car le jeune mari ne se sépare pas de ses fulanin' qui sont et demeurent les conseillers dont il aime à suivre les avis. Même lorsqu'il est devenu polvgame et chef d'un groupe familial important (/i/n'-z'g'i), l'homme demeure toujours en relation avec certains, au moins, de ses fuianin\ C'est parce qu'il se sent soutenu par eux, qu'il tient tête à son chef de famille et au sénat familial et arrive à s'affranchir, dans une certaine mesure, d'une tutelle rigoriste au point de décourager, en lui, toute initiative heureuse. Dans les querelles de famille, que la conciliation seule apaise, ils sont ses intermédiaires : ils sont avec lui, dans la bonne comme dans la mauvaise fortune.

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