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LA FAMILLE 2:> libres après leur avoir fait prêter serment de ne rien rc'\é-ler, surtout aux femmes, de ce qui s'est passé.

En réalité, ils ne manquent pas de se vanter du courage qu'ils ont ou et, par manière de bra\ade, s'ingénient à exagérer les dangers qu'ils ont couru. Aussi, le khe-fengo jouit-il d'une sinistre renommée auprès du sexe faible. Pendant que les jeunes circoncis vivent à l'écart dans le bire, leurs aînés mènent joyeuse vie, toutes les nuits, dans les villages, et les maris ont grand soin de garantir leur gynécée contre les entreprises de ces noctambules. Car ils imaginent toutes sortes de farces pour inquiéter les gens mariés et, pour les femmes, tout cela c'est l'œuvre du khefengo.

Après la nuit du khe-fengo, les circoncis démolissent le bire, arrachent le biri-makho qu'ils vont jeter dans un coin éloigné de la brousse.

Rentrés dans leurs familles, ils gardent soigneusement le pagne qu'ils ont porté durant le temps de leur convalescence; il est supposé doué de très grandes vertus béné-fiques, on l'utilise pour la confection de certains talismans et amulettes, surtout on le transforme en une blouse, qui est réputée être une armure excellente pour parer les coups dans les combats.

Les jeunes gens qui ont été circoncis ensemble sont réputés « pairs » {fulanin').

hcsfulanin' forment une sorte de société itun') que l'on appelle, à cause d'eux, fulan'-tun' et qui comprend d'ordinaire \QsJulanin' dQ trois circoncisions successives. Ces /"ulantun' élisent parmi leurs membres un chef, lun'-ligi, qu'assistent des assesseurs nommés dyalatigi, lun'-dvali ; les membres sont les tun'-din'.

Les tun'-din' se procurent par tous les moyens possibles, même les moins honnêtes, des" victuailles, qu'ils mettent en commun, et organisent de cette façon des repas de corps, qui sont parfois de véritables orgies. Une sorte de règle-

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