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242 MONOGRAPHIE DES KHASSONKE côte, la tète vers le birimakho, de sorte que leurs corps forment, autour de ce pieu, comme les ra\"ons d'une roue. Quand il survient entre eux quelque différend, il est tranché par un serment prêté sur le birimakho.

Il est admis que durant tout le temps que dure leur séjour dans le bire, ils peuvent piller tout ce qui est à leur portée, mais ils ne doivent pas pénétrer dans le village.

Le sema leur donne les soins nécessaires à leur guérison qui est, en général, obtenue en trois semaines.

La fin de cette manière d'isolement est marquée par une fête, organisée par les circoncis des années précédentes et qui porte la désignation vague et précise de khe-fengo = la chose du mâle.

Plusieurs jours sont nécessaires à la mise en scène qui exige quantité de trucs. C'est un bosquet des environs qui sert de théâtre : là, des jeunes gens habilement dissimulés dans la nuit, soit à terre, soit dans les arbres, transforment le petit bois en un lieu enchanté. On y entend des bruits, des sifflements, des crépitements insolites : des étincelles percent l'obscurité, des chaînes grincent; l'on perçoit que des formes, qui demeurent invisibles, glissent, rampent, se déplacent.

L'on persuade aux jeunes circoncis que tout cela est leur faute, que le génie du lieu est en colère contre eux, que ces étincelles partent de ses yeux, ces bruits divers de son corps et qu'il se prépare à se venger sur eux des méfaits commis à son égard, mais que seuls quelquesuns d'entre eux sont coupables et que c'est sur ceux-là seulement que le monstre se vengera. Tous vont donc traverser le bois, un ancien escortera chacun d'eux pour s'assurer qu'il ne tremble pas, car celui-là qui montrera une défaillance témoignera, par là, qu'il n'a pas la conscience tranquille et sera abandonné au génie.

On s'amuse ainsi de leur terreur pendant de longs instants et, enfin, lorsque l'on juge l'épreuve suffisante, on les laisse

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