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-244 MONOGRAPHIE DES K.HASSONKE ment frappe d'amende les tun'-din' qui, lors des réunions, ne se conforment pas à certaines prescriptions et ces ressources accroissent d'autant le fonds commun.

C'est au tun'-tigi qu'incombe la charge d'appliquer le rè-glement ; le dyalaiigi a pour fonctions de faire les parts dans les repas; quant au iun'-dyali, c'est le factotum qui convoque les tun'-din' sur l'ordre du tun'-tigi. Ces sortes d'associations existent aussi bien entre jeunes gens qu'entre jeunes tilles, elles sont plus ou moins actives, elles visent à procurer à leurs membres quelques réjouissances et. surtout, elles entretiennent entre les/i//a?2/n' une sorte de fraternité qui les porte à s'aider mutuellement dans la vie. Les fulanin' circoncis le même jour sont extrêmement unis entre eux pour la vie et sans distinction de caste.

L'isolement dans le bire est le point de départ d'une fraternité très forte. Le fulanin' veille sur la famille de son fulanin' absent comme sur la sienne propre et, le cas échéant, devient volontiers le tuteur de ses enfants. En tout cas, les conseils d'un fulanin' sont souvent requis et presque toujours suivis ; ses reproches et même ses injures sont tolérés ou subis sans qu'une brouille sérieuse en résulte. Il faut des faits d'une gravité exceptionnelle pour que des fulanin' se gardent rancune et une pareille brouille est considérée comme un malheur.

A la guerre, les fulanin' étaient d'inséparables compagnons et les survivants faisaient en sorte de toujours assurer la sépulture des morts.

La circoncision marque pour le jeune homme une ère nouvelle ; on ne le considère plus comme un enfant : désormais son serment est accepté et, de plus, on le charge de missions parfoisassez importantes; toutefois, il n'est point admis dans les assemblées autrement qu'à titre d'auditeur et lorsque le débat est sans importance. 11 ne se trouve pas émancipé de la puissance familiale, mais le chef de

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