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I.A lAMIM.K 241 hors du \ illae, en présence de tous les jeunes /ens qui doivent la subir et des hommes leurs parents ou amis. L'opéré ne doit montrer aucune défaillance, ni avant, ni pendant, ni après, sous peine d'une honte ineiTaçable. L'opérateur est forgeron de caste et officie en vertu d'un privilège de famiUtî, le plus sou\ent : un aide l'assiste. Le sujet, vèiu d'un simple pagne, s'étant placé debout face à l'opérateur, celui-ci C(Mnmence par déterminer, par tâtonnement, le ptMnt exact où il devra pratiquer la section : pour cela, il tire le prépuce en avant et le laisse se rétracter après avoir indiqué, avec un trait de salive, l'endroit présumé convenable; lorsque par ce moyen, renouvelé autant qu'il est nécessaire, il a bien repéré cet endroit, il tire une dernière fois le prépuce et le sectionne à la place voulue. Un couteau indigène et de mauvais ciseaux constituent tous ses instruments. Une ligature sommaire contient l'hé-morragie, d'ailleurs peu abondante, et le jeune circoncis s'en va, sur-le-champ, rendre visite aux notabilités. Au retour, la ligature est enlevée, la plaie lavée avec une décoction de liyambakhaian' puis saupoudrée avec des graines de bagana réduites en hne poussière. Ce même traitement sera renouvelé tous les huit jours jusqu'à complète guérison.
Le jour même de l'opération, les circoncis sont conduits au bire. Leur vêtement est formé d'un seul pagne de couleur jaunâtre dont la bande du haut, prolongée à dessein, renferme un morceau de bois de sunkun' , précieux talisman contre les esprits malins: autour de la tête, ils portent souvent une bande de cuir, analogue à celle qui protège le bord interne de nos chapeaux européens, et présentant sur son pourtour quatre petites pièces perpendiculaires, de cuir également, et deux à deux diamétralement opposées.
Dans le bire, au pied du birimakho, ils enterrent le morceau de prépuce coupé.
Il est de principe que, dans le birc, ils dorment Ci')te à 16