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LA J AMILLE 23C) un inspiré: à peine a-l-il pris la tète de la bande qui raccompagne, qu'il marche à une vive allure, laquelle s'accé-lère au point de devenir une course éperdue ; les plus agiles le rejoijnent alors et le frappent avec des branches pour l'obliger à se modérer.

Lorsque l'arbre est découvert, on le coupe en réservant la fourche; puis, le ganliiirango saisissant un coq roux, qu'il a apporté à cet elVet, lui tranche le cou et du sanj;, qui jaillit, asperge l'arbre en prononçant des paroles qu'il accompagne de gestes rituels. On enveloppe dans un pagne blanc le gèno, ainsi consacré birimakho (i), et deux des jeunes gens le chargent sur leur tèie et le portent jusqu'à proximité du village.

Là, s'organise un cortège : les jeunes gens entourent le birimakho porté comme il vient d'être dit et sur lequel un griot, monté à califourchon, bat du tambour; en avant marche le faiikurango qui chante une mélopée nasillarde entrecoupée du refrain Fa Tainba 2 :, sorte de pseudon} me du gankuraiifço, que tous répètent en choeur et l'on dirait d'une sorte de litanie dont voici une traduction libre: Ni voire père. Fa Tainba — ni votre mère, Fa Tainba Ne peuvent faire, Fa Tamba — ce que je fais, Fa Tamba Pour mon métier, Fa Tamba — il faut un homme, Fa Tamba De qualité, Fa Tamba.

Arrivé sur le béra, le gankurangu fait déposer à terre le birimakho.

Le sema vient l'v prendre et le porte à l'endroit — géné-ralement hors du village — choisi pour le séjour des circoncis ; il le fiche en terre, en orientant les branches de la fourche nord-sud et tout autour faitélever. parles jeunes gens, les murs du bire [\) Birimakho, est un compose sonniké signitiani « le maître du bire (2) Littéralement, tamba = lance.

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