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LA lAMILI.K 237 Certaines de ces chansons sont analogues à nos chansons de gestes, le plus grand nombre sont des récits de sorcellerie. De ces dernières, voici deux échantillons : La boite de paille.
Que ceux qui sont protégés contre les sorciers me viennent en aide 1 11 était une vieille femme qui avait eu beaucoup d'enfants, mais à laquelle un seul restait : c'était un garçon. Un ami dit un jour à ce jeune homme : «Tu ne sais sans doute pas que ta mère est sorcière, que c'est elle qui a « mangé »(i) tous tes frères et que tu auras le même sort?» Le jeune homme avoua son ignorance de ces choses et affirma, bien haut, que sa mère n'était pas sorcière. — « Eh bien, dit l'ami, cette nuit même, les sorcières viendront danser sur le bera et il ne tient qu'à toi de voir ta mère parmi elles. » — « Comment, demanda le jeune homme. — « Voici : je vais mettre une grosse botte de paille sur le bera, tu te cacheras dedans, nul ne soupçonnera ta pré-sence et tu pourras voir tout à ton aise. » Ainsi fut fait.
Or, le compagnon du jeune homme — et à l'insu de ce dernier — était un sorcier, qui voulait du mal à sa mère. La nuit venue, à la sarabande des sorciers sur le bera, le jeune homme vit sa mère et il entendit un sorcier crier : — « Que la botte de paille regarde et elle verra sa mère. » Le lendemain le jeune homme tua sa mère.
La sorcière.
Deux femmes avaient le même mari ; l'une était sorcière (1) 11 f;iiit enlcndre pur là « faire disparaître ».