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LA FAMILLE 235 petite lille est prise, ou se place, sous la tutelle d'une famille plus à l'aise qui se charge de tout. Lorsque la cérémonie est accomplie, l'enfant ainsi assistée a, le plus souvent, à cœur de remercier ses protecteurs et, chaque jour, elle va mendier de porte en porte et leur verse le produit de ses collectes, jusqu'à ce qu'ils se déclarent satisfaits.

11 est d'ailleurs bienséant que le maître prenne à sa charge les frais de l'excision des tilleltes de ses serviteurs ou de ses clients pauvres.

Pour cette cérémonie, les classes sociales disparaissent; bien plus, entre les fillettes qui y ont pris part naît une sorte de fraternité qui se manifeste par le secours et l'assistance mutuels au cours de la vie. Nous donnerons à ce sujet des détails en parlant de la circoncision.

Circo)icision. — Tout ce qui concerne la circoncision est décidé et organisé comme il a été dit plus haut pour l'excision. Le kha niariii-kiuitigo doil surtout engager un gankurango, lequel joue un rôle important. Le gankurango est une manière de magicien qui a, comme le maina-dvombo, ses chants, ses danses et son costume spécial.

Il chante les hauts faits des anciens, mais surtout dévoile les pratiques de sorcellerie en racontant les crimes des esprits du mal et de leurs disciples.

Ses danses sont des mimiques de ses récits, d'aucunes ont un caractère rituel marqué. Son costume consiste en un filet qui couvre le haut du corps, la tête comprise, jusqu'à la ceinture à partir de laquelle pendent, jusqu'à mi-cuisse, des ficelles terminées par des pompons; une ceinture en cuir et un bandeau frontal maintiennent cette résille en place. Au sommet de la tête sont lixés quelques piquants de porc-épic destinés, paraît-il, à rappeler quele premier an/iurang-o simulait le porc-épic ; aux bras, aux jambes sont attachés des amulettes et les poignets portent invariablement des queues

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