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228 MONOGRAF'IIIE DKS KHASSONKÎ; linitiateur. Des danses, des chants, des in()\ens divinatoires, un costume spécial forment tout le bagage du ma77ia-dyombo.
Les chants ont pour sujet, tantôt les méfaits des esprits du mal. tantôt des événements épiques ; ils comportent des refrains que des femmes de griots reprennent en chœur. Vn orchestre accompagne et soutient le chanteur et rythme, en même temps, ses exercices chorégraphiques.
Le marna- dyombo fait volontiers emploi d'une langue un peu différente du langage courant: soit que les vieilles traditions renferment des mots ou des tournures dé-suets, soit qu'il emprunte à d'autres dialectes, soit qu'il crée spontanément des expressions destinées à étonner son auditoire : c'est pourquoi il arrive que celui-ci ne comprend qu'imparfaitement ce que dit le magicien, et ces passages incompréhensibles, au moins pour le vulgaire, ajoutent beaucoup à la renommée du iiiama-dvombo. Les danses sont la mimique plus ou moins expressive des chants et surexcitent l'attention des spectateurs.
Chants et danses convenablement combinés permettent au mama-dyojnbo d'accéder à l'extra-lucidité — du moins on l'affirme — qui lui permet de découvrir les esprits malins; sans doute le sens divinatoire de ce magicien se soutient par bien d'autres pratiques, mais celles-là lui servent de fondement.
Le costume du mama-dyombo est différent pour la nuit et pour le jour. Pour la nuit, il est constitué par des lanières étroites d'écorce de hunye {Guiera senegalensis) et de faroiBauhinia rcticulata]\ l'homme disparaît entièrement sous cette enveloppe qui se termine au-dessus de la tète par une manière de pompon : c'est de ce détail que vient l'appellation mama-dyombo qui signifie 1' « ancêtre au pompon ».
Durant le jour, l'artiste disparaît sous un cône d'étoffe marron ; au-dessus de la tète les plis de l'étoffe sont liés au-