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l.A FAMU.l.K 22'3 sions plus OU inoins longues, profondes et nombreuses faites dans la peau et disposées arbitrairementen un ou plusieurs endroits du corps.

Il nest pas dcuiteux que certains tatouages ont été, parfois, la caractéristique de telle ou telle famille, mais il n'est pas douteux non plus que cette caractéristique a perdu, la plupart du temps, toute sa valeur sous des influences diverses, parmi lesquelles l'on doit citer l'abus et l'imitation.

En fénéral, Tindigène donne comme preuve de sa qualité d'homme libre, le fait qu'il ne porte pas de tatouages ; mais quelquefois, aussi, il s'enorgueillit d'une marque qui affirme aux yeux de tous qu'il appartient à une grande famille.

Dans le Khasso, on trouve des Dyallo et des Sidibé marqués de trois petites entailles au front et aux tempes; des Soussokho portant trois incisions pariétales et parallèles, qui leur balafrent la joue depuis la tempe jusqu'au maxillaire inférieur et trois petites encoches à la base du nez, verticales, parallèles, surmontant un petit carré; il en est des Khanouté comme des Soussokho, mais les trois entailles pariétales s'arrêtent au maxillaire supérieur et il n'y a point de petit carré frontal.

Le tatouage qui, normalement, est appliqué peu après la naissance, non seulement aux enfants de la famille, mais aussi à ceux des captifs de case, ne peut donc donner la certitude que celui qui le porte est un enfant de la famille, d'autant plus qu'il peut être — et qu'il est souvent — imité: sa valeur est donc sinon absolument nulle, du moins fort sujette à caution, en tant que commencement de preuve de légitimité.

L'enfant légitime prend la condition et le nom defamille de son père ; il appartient à son père et hérite, le cas échéant, de ses père et mère, comme nous le verrons.

L'enfant né hors mariage ( A!" /2o;k) ndi)}\ enfant du ventre) se rattache exclusivement à la famille de sa mère: l'aîné

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